Foire aux mythes

Mythes sur le photovoltaïque

Des panneaux sur le toit d'une bergerie, c'est risqué!

"Le danger pour l'homme vient des fréquences de type Wifi, de la haute tension et de la très haute tension. Avec le photovoltaïque il n'y a pas de fréquence puisque c'est du courant continu ensuite amené jusqu'à un onduleur placé dans un local technique qui le transforme en courant alternatif."

Bien vite plus très efficaces mes panneaux photovoltaïques!

"Certaines installations tournent depuis plus de 20 ans et sont toujours à plus de 90% de leur puissance. [...] C'est ce que garantissent nos fournisseurs. Dans nos modèles financiers, on se base sur une durée de vie entre 25 et 30 ans. D'ailleurs, les refuges équipés depuis les années 90 n'ont aucun problème, on le voit."

Même pas recyclables mes panneaux photovoltaïques!

"99% d'un panneau est [recyclable]. Le site internet www.pvcycle.org montre la méthode de recyclage dans une vidéo très pédagogique. Il existe déjà une usine mondiale de retraitement dans le nord de l'Europe."

Pfff, en ville c'est compliqué...

"Depuis 10 ans on a installé des panneaux dans des endroits improbables, dans des villages classés. Ce sera juste un peu plus long pour les autorisations. Quant à la connexion au réseau, il suffit d'un compteur car un 100 kW ça reste petit. Les problèmes de raccordement ne se posent qu'à partir de 1 MW."

Interview ERdG dans le Dauphiné Libéré du 29 janvier 2016

Mythes sur la méthanisation

A propos des odeurs
Tout d’abord, le procédé de méthanisation en lui-même ne crée pas d’odeurs. Il se déroule en milieu confiné complètement hermétique. Les seules étapes pouvant générer des odeurs sont celles liées à la logistique nécessaire autour de la méthanisation : le transport, le stockage, le déchargement et le chargement des effluents.
Une installation de méthanisation bien réfléchie et bien conçue ne présente pas de nuisances olfactives.

Donc le procédé de méthanisation ne crée pas d’odeurs, au contraire, il les réduit significativement en remplaçant les matières odorantes par un digestat beaucoup moins odorant que les matières non digérées et laissées à la fermentation. Finalement, le site en lui-même ne sent pas plus qu'une ferme, et plutôt moins lorsque tous les produits organiques sont stockés dans des zones fermées.


A propos de l’impact sur le paysage
Une installation de méthanisation peut très bien s’intégrer au paysage. Les professionnels de la filière agissent pour réduire l'impact paysager, s'adaptent au terrain et se coordonnent avec les populations locales. Le recours à un architecte expert en intégration paysagère permet de garder une harmonie visuelle par rapport à l’environnement. Quelques solutions très simples sont par exemple un choix stratégique du site en fonction du relief du paysage, l’enfouissement partiel des cuves de stockage ou des digesteurs, l’implantation de haies d’arbres autour du site.


A propos des nuisances dues au trafic
Le transport est toujours optimisé pour réduire les distances, non seulement pour limiter les désagréments pour les riverains, mais aussi pour la rentabilité économique. Pour un projet de 1 MWé, on estime le nombre de passages de camions à seulement 10 camions par jour travaillé, soit un camion par heure pendant les heures de travail. Les horaires et les trajets de circulation sont adaptés en évitant les heures de pointe et les zones de vie les plus fréquentées. L’impact sur le réseau routier n’est donc pas significatif.

 

A propos des risques d'explosion

Le risque d’explosion ne se présente qu’avec la conjonction de 3 facteurs : atmosphère confinée, présence simultanée d’oxygène et de méthane dans l’air confiné avec une proportion de méthane entre 5 et 15%, ainsi que source d’ignition (flamme ou étincelle). En général, ces conditions sont rarement remplies simultanément. En effet, la méthanisation se déroule en milieu confiné, mais en conditions anaérobies, c’est-à-dire sans oxygène. Or, sans oxygène, la combustion et donc l’explosion ne peut avoir lieu.
 

A propos du bruit

Le procédé de méthanisation en lui-même est silencieux. Les sources potentielles de bruit sont le transport et le fonctionnement du moteur de cogénération.
 

A propos du sulfure d'hydrogène

Le H2S est émis lors de la fermentation en conditions anaérobies (sans oxygène) de matière organique particulièrement riche en composés soufrés. Les risques d’émission se situent au niveau du stockage des substrats et des canalisations. Le stockage des matières premières est limité au maximum ou se fait dans des conditions favorisant l’aération. De plus, le H2S étant corrosif pour les moteurs et les canalisations, il y a tout intérêt à empêcher sa formation dans le biogaz par ajout de chlorure ferrique par exemple aux matières particulièrement soufrées. Cela permet de réduire la teneur en H2S de 90% à 99% jusqu’à 5-20ppm. Mais le plus important est que le biogaz n’est jamais en contact avec l’air extérieur. Par ailleurs, la réglementation impose aussi une valeur limite de 300ppm en sortie de l’installation, sachant que le seuil létal défini par l’INERIS est de 372 ppm pendant 60 min.

 

A propos des risques sanitaires

Les matières présentant un risque de présence de germes pathogènes sont les sous-produits animaux (déjections, déchets d’abattoirs ou effluents d’industries laitières). Le transport des déchets n’occasionne pas de rejets vers l’extérieur lorsque le transport se fait par camions étanches et bien recouverts.

Il n’y a pas [de mouches et de rats] dans le cas où la matière est stockée à l’intérieur, dans un bâtiment clos, étanche où l’air est filtré. Rappelons que la prolifération de mouches se produit lorsqu’un produit fermentescible est stocké au contact de l’air. De même que pour les odeurs, on évite le stockage prolongé des matières. Enfin, un soin particulier apporté à la propreté des installations permet d’éviter la prolifération de rats.

ORECA/Helianthe - Etat des lieux de la méthanisation en France - Juin 2014